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Le doute n'est pas une condition agréable, mais la certitude est absurde.
(Voltaire)

LE 24 SEPTEMBRE 2015

Que se passe-t-il en évaluation en Australie? Court rapport sur un voyage de deux semaines.

J'ai eu l'honneur d'être invité par l'Australasian Evaluation Society (AES) en tant qu'invité spécial à son Congrès 2015 qui a eu lieu à Melbourne du 6 au 9 septembre. Ce voyage en Australie comprenait également une contribution à un événement important du gouvernement du Commonwealth ainsi qu'une participation à un symposium de deux jours à l'Université Charles Darwin (CDU). Je voudrais partager certaines de mes observations avec vous.

Le Congrès 2015 de l'AES avait beaucoup en commun avec notre Congrès 2015 à Montréal en ce qui concerne le contexte : il était d'une taille similaire et dans un lieu semblable, et il a eu lieu dans une ville qui partage certaines caractéristiques avec Montréal (cosmopolite, centrée sur les arts, bons restaurants, etc.). Le congrès de l'AES a duré trois journées complètes alors que le nôtre a duré deux jours et demi. Et son coût était plus élevé. L'ambiance au congrès de l'AES était collégiale et positive, tout comme lors de notre congrès. Une autre similitude : les discussions avaient tendance à être consensuelles plutôt que controversées. Peut-être sommes-nous également trop poli.

J'ai utilisé les domaines de notre schème de compétences pour structurer mes pensées en ce qui concerne le contenu du congrès. Basé sur une analyse superficielle des programmes des congrès australasien et canadien, le congrès australasien :

Dans l'ensemble, je conclus de ma participation à ce congrès que la pratique de l'évaluation en Australie et Nouvelle-Zélande partage plus de similitudes qu'elle ne présente de différences avec les approches canadiennes en évaluation. Il y a cependant des sujets de préoccupation et d'intérêt qui sont plus développés en Australasie et où les Canadiens pourraient bénéficier du leadership de nos collègues. Gardez un œil ouvert pour ne pas manquer la publication des présentations (les présentations des congrès passés sont disponibles en ligne).

J'ai donné un atelier et trois présentations lors du congrès de l'AES; ils ont été bien accueillis (mais là encore, la controverse n'était pas à l'ordre du jour, tout comme à notre congrès).

Le deuxième événement a été une séance d'une demi-journée sur l'évaluation dans le cadre de la mesure du rendement. Il y a quelques années, l'Australie a adopté la Public Governance, Performance and Accountability Act (PGPA) en vue de mettre en oeuvre un cadre de rendement amélioré pour l'ensemble du gouvernement. Ce cadre est entré en vigueur en juillet 2015. Les ministères et organismes du Commonwealth doivent remettre un plan d'entreprise annuel ainsi qu'une déclaration annuelle de rendement dans laquelle les entités doivent mesurer et évaluer leur rendement. L'attention se tourne désormais vers le renforcement de la capacité des entités à faire rapport et à intégrer des données de rendement non financières (et en particulier des éléments qualitatifs de démonstration de l'impact).

Trois conférenciers ont été invités à s'adresser à un groupe de quelque 250 fonctionnaires impliqués dans la mesure et l'évaluation du rendement dans l'ensemble du gouvernement du Commonwealth australien. Penny Hawkins, chef de l'évaluation au ministère britannique du Développement international, a donné un point de vue international sur l'évaluation du rendement du gouvernement; la professeur agrégée Janet M. Clinton, directrice du Centre for Program Evaluation, Université de Melbourne, a parlé de son expérience nationale et internationale comme évaluatrice, psychologue et enseignante; et j'ai décrit la politique du gouvernement du Canada sur l'évaluation et partagé des observations et des conclusions de sa récente évaluation.

Les présentations et les discussions qui ont suivi ont été très intéressantes. La présentation par Penny Hawkins de l'expérience sud-africaine et son contraste avec celle du gouvernement fédéral au Canada ont été éclairants : il est vain de chercher une solution unique s'ajustant à toutes les circonstances (les réalistes ont gagné!). Là encore, je suis convaincu que les Australiens et les Canadiens ont des idées à partager sur leurs expériences respectives diverses spécifiques au contexte.

Enfin, j'ai participé à un colloque de deux jours au Northern Institute de l'Université Charles Darwin, dans le Territoire du Nord australien. L'objectif global de ce symposium était de renforcer les capacités dans la production et l'utilisation de la recherche et de l'information stratégique dans le contexte du nord de l'Australie. Le symposium a pris systématiquement en compte les nombreuses caractéristiques spécifiques du contexte australien du Nord, tels que : une densité de population très faible qui se traduit par moins d'attention politique et par la hausse des coûts de collecte de données; une population plus autochtone, plus jeune et plus masculine; un faible niveau d'éducation et une alphabétisation limitée; un taux de chômage plus élevé; différents traits culturels et modes de vie; un accès limité à Internet à certains endroits; la proximité de l'Indonésie; etc. Grâce à des présentations et à des discussions, le symposium a ouvert diverses pistes d'action que les Australiens du Nord ont maintenant à transformer en action. Ma propre contribution était de décrire l'infrastructure de la preuve au Canada et de discuter de la notion de politique fondée sur les données probantes. Je vais partager ces réflexions avec vous bientôt.

Je reviens de ce voyage revigoré (une fois le décalage horaire de 14 heures absorbé) et avec une nouvelle idée centrale (nouvelle pour moi en tout cas) que je vais développer un peu plus et partager avec vous bientôt. Je tiens à remercier ceux et celles qui m'ont fait un accueil chaleureux en Australie, en particulier Lyn Alderman, présidente de l'AES; Emma Williams de la CDU qui m'a ouvert de nombreuses portes; Bill Wallace et Jacqui Diamond de l'AES qui ont fait en sorte que je savais où être au congrès; Janet Clinton de l'Université de Melbourne qui a trouvé de place pour moi dans le programme; et Amy Gullickson et Christian Arbour (Centre for Program Evaluation, Université de Melbourne), qui m'ont généreusement piloté dans Melbourne.

 

Benoît Gauthier, président, Réseau Circum

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